liste

Exposition "Au bord du monde. Exil et Résistance"

Cliquez sur les photos pour les visualiser en plein écran
Lat : 44.210121
Long :   1.853984

Exposition "Au bord du monde. Exil et Résistance"

Description

·Au bord du monde. Exil et Résistance 

Le thème « Exil et Résistance » se réfère pour cette exposition aux guerres et conflits de la seconde moitié du XXe siècle et à celles de ce début de siècle : barbaries (pays sous occupation, génocides, internement, emprisonnement, déplacement, exil, …) et résistances. Des artistes ont exprimé cet exil et cette résistance Ceux présentés pour cette exposition sont nés entre la fin du 19e et la fin du 20e siècle, ils sont entrés en résistance par l’exil politique et/ou exil intérieur.
Pour la première génération l’expression artistique s’est modifiée en profondeur par ses formes et ses contenus comme pour reconstruire l’humanité après les traumatismes de la guerre. A travers le tachisme, l’informel, l’abstraction lyrique, l’art brut, le psychisme, la sensibilité, le monde intérieur sont mis au centre de la création dans le tournant d’après-guerre 39/45.
Aujourd’hui des artistes contemporains ayant fui des conflits, artistes soutenant leurs causes, s’expriment de manière plus réaliste. La création artistique devient aussi un moyen de sensibiliser de façon plus directe l’opinion public.
Les caricaturistes et dessinateurs de presse des différentes époques ont toujours eu ce rôle de dénoncer l’inacceptable de façon incisive et sont directement menacés.
Environ quinze artistes de différentes générations et pratiquant diverses expressions artistiques ont été choisi (sous réserve) pour représenter cette lutte de survie et d’espoir pour la liberté et la paix.
Le choix s’est fait selon les possibilités, les rencontres, les opportunités et ne peut prétendre recouvrir toutes les tendances artistiques et culturelles liées à l’exil et à la résistance de ces périodes de l’histoire. Catalogue. Entrée libre.

Hans Hartung (1904-1989). Allemand puis naturalisé français en 1939. Fuit le nazisme dès 1935. I1 s’engage dans l’armée française en 1939 mais d’origine allemande son parcours est parsemé d’embuches : légion étrangère, fuite, emprisonnement (en Espagne) puis fini par être blessé au combat. Il vint à Paris pour la première fois en 1926 et découvrit Matisse, Léger, Picasso … et fut ébloui par la pureté des formes, des lignes alors que l’expressionnisme allemand montrait des « visions torturées ». H. Hartung va vers une abstraction non formaliste, lyrique avec une action sur la toile, précurseur de l’action painting.

Karl-Otto Götz (1914-2017), allemand. Résistance à l’art officiel allemand durant la guerre, l’art autre étant qualifié d’art dégénéré. Il travaille dans la clandestinité et découvre les surréalistes et le rôle de l’inconscient dans la création. Il réalise une peinture gestuelle, en mouvement. Musicien également, il essaya de faire un pont entre ces deux disciplines. Dès l’après-guerre vient régulièrement en France où il est très lié au monde artistique parisien.

Marcelle Loubchansky (1917, Paris -1988). Peintre de la collection de Beaulieu et de l’association culturelle. Autodidacte car ses études à l’Ecole des Beaux Arts et Décoratifs furent perturbées par la guerre. D’origine juive, elle a du se cacher pour échapper aux persécutions nazies. Elle a participé à des missions de rapatriement sanitaire de personnes déportées. Elle en garde le souvenir de l’horreur de la guerre. Elle commence à peindre en 1946. Elle se dirige vers l’abstraction, fait partie du groupe dit « tachiste », puis « nuagiste ». Elle poursuit en solitaire l’exploration d’un univers cosmique loin de notre terre.

Jephan de Villiers (1940). L’association a présenté en 2012 dans la salle des convers Les nomades du silence. L’artiste crée avec des éléments de la nature (bois flottés, plumes, éléments végétaux, …) des êtres porteurs d’une âme et vibrants d’une sensibilité poétique. Ils évoquent un récit parfois tragique, peut-être celui de l’humanité.

Paul Le Rabo (1952) né au Vietnam, son père était interprète pour l’administration française. Naturalisé français, arrive à Marseille en 1957, vit à Montauban. Très engagé contre la guerre américaine au Vietnam. Ecole des Beaux-arts de Marseillaise, puis d’architecture. Suite à une grave dépression rentre dans le service du Dr Granier, art thérapie, à Toulouse et depuis se consacre exclusivement à la peinture. Son travail sur le paysage vient de ses origines asiatiques : retrouver la plénitude à sa source.

Abel Reis (1953), sculpteur-fondeur, émigré du Portugal au Brésil pour fuir Salazar, puis du Brésil vers la France.

Habib Hasnaoui, né en Algérie. Vit dans le Tarn à Mazamet. Autodidacte.
Cf. https://www.tappol.com

Nawras Shalhoub (1974), est né dans le camp des réfugiés palestiniens de Al-Yarmouk en Syrie. Il a pu retourner en Palestine avec sa famille en 1994, où il a vécu dans la bande de Gaza. Diplômé de l’HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin à Strasbourg) en 2007, il vit depuis peu à Toulouse. Son travail composé de peintures, sculptures, vidéos et installations (ex : « A piece of wall for you, mon amour », a été exposé depuis 2008 en Italie, en Corée, à Sharjah, en France et en Palestine. Il mixe des matériaux comme les douilles, le béton et la cire d’abeilles et le miel, et explore la capacité humaine à transformer douleur et souffrance en joie et vie.
Prêt des œuvres directement avec l’artiste.

Walid El Masri (1979) artiste syrien, vit à Paris. Diplômé de la Faculté des Beaux-arts de Damas en 2005, il a participé à des expositions internationales dont une à l’Institut du Monde Arabe, Paris en 2014. Il a réalisé aussi des expositions personnelles à Londres, Paris, Jeddah, Beyrouth, Dubaï et Damas. Avec sa série Cocon (2014), Walid El Masri s’éloigne de sa série précédente intitulée Chaises.
Ce sont des œuvres de cette série Cocon qui seront exposées. La transition et la possibilité d’une transformation sont une représentation symbolique des défis auxquels fait face l’avenir de la Syrie.

Hafiz Adem (1990) Soudan, réfugié en France. Dessins aux crayons de couleur qui racontent son parcours migratoire, il en a publié un petit ouvrage où il écrit également.

Genjo Selwa (1993) kurde irakien. Vit à Toulouse. Dessins ou peintures aux sujets réalistes (beaucoup de colonnes humaines) inspirés de sa traversée de l’Europe à pied, du camp de Calais où il a fait parti du collectif Jungle Eye photographers. Présentation d’aquarelles.

Mohamed Ndepe Tahar (2000) Cameroun, réfugié en France.
Témoignage dessiné d'un mineur isolé dans son livre "Le Journal de Mickey le Vieux" réalisé pendant les ateliers Dessins Sans Papiers à Nantes. Il venait de se faire rejeter "au faciès" par les services de la protection de l'enfance, ce rejet a sonné comme une claque pour Mohamed que son surnom "Le Vieux", hérité de son arrière grand-père, semblait poursuivre jusqu'en Europe.

Ouverture

  • 2018 - moyenne saison : du 26 mai 2018 au 22 octobre 2018
 
moteur de recherche Caravelis - informations touristiques SITA