La Place des Moines

place des moines

L’établissement de bains, construit de 1912 à 1917 sur la place des Moines, est le résultat d’un projet ambitieux pour la ville.

Salle des Thermes

L'établissements de bains

Paul Capin, le maire de l’époque en fut le maître d’œuvre. Au moyen de canalisations, il fit amener les eaux de la source de Salet, située en amont, jusqu‘en ville. Cette eau minéralisée était depuis longtemps connue pour soigner le diabète, la goutte, la gravelle et la dyspepsie. Cela était largement suffisant pour créer une station thermale (affiche) .

Les atouts ne manquaient pas. Le bâtiment des Thermes, situé en face de la gare, serait immédiatement visible par les voyageurs. Mais il fallait surtout compter avec le site exceptionnel de Saint-Antonin : l’impressionnant Roc d’Anglars qui domine la ville, la vallée de l’Aveyron où sont creusées de magnifiques gorges, la Maison Romane place de la Halle, l’architecture médiévale de la vieille cité, etc. Tous ces sites et monuments participaient ensemble au romantisme du lieu ; ils ne pouvaient manquer d’attirer une clientèle de choix : la bourgeoisie.

Le décor, l’aménagement des bords de l’Aveyron  et la plastique de l’escalier monumental prévue pour impressionner, ne pouvaient que contribuer à accueillir avec bonheur et envie les curistes arrivant par la gare.

Hélas ! Les inondations de 1930 emportent le système d’adduction d’eau et font basculer la station thermale ruinée dans le néant.

La balustrade, en partie emportée par les eaux, sera plus ou moins bien restaurée.

Aujourd’hui, l’eau de Salet est embouteillée dans une usine située à 1 km 500 de Saint-Antonin, sur la route de Lexos et vendue dans toute la France !.

le-pont

Le pont

Le premier pont de Saint-Antonin, construit vraisemblablement dans le courant du XIIe siècle, était en bois (avant sa construction, un petit quai était situé en amont rive droite). Il était l’un des très rares ponts existants à l’époque, le seul entre Moissac et Villefranche-de-Rouergue.

Sans doute a-t-il permis aux Saint-Antoninois d’exporter leurs richesses : cuir, draps de laine, vin, pruneaux, safran…, commerce qui fit, à cette époque, la fortune de la ville, notamment grâce aux droits de passage (ville frontière de 3 provinces). Il fût emporté par une forte crue.

Le pont actuel daterait du XIVe siècle. En novembre 1866, le préfet proposa au maire de procéder à son élargissement. En août 1873, la construction de la voûte centrale n’est pas due à une crue destructrice, mais à un besoin de rendre plus fonctionnel cet ouvrage d’art pour l’exportation, par chemin de fer, des phosphorites du Quercy.

C’est alors que les refuges à piétons et à charrettes sont supprimés.

Une 6ème arche existe enfouie sous la route à l’entrée coté ville ; elle permettait le passage d’une ruelle qui faisait jonction entre les deux quartiers.