Le Temple

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Le temple actuel est construit en 1845, il remplace l'ancien temple du quartier bas abîmé lors des crues de 1843. Il est le quatrième temple de la communauté protestante de la ville.

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Le Temple actuel est un édifice massif construit en pierre de 1845 sur un terrain acheté à la famille Jourdes. Le chœur est bâti sur les restes des anciens remparts de la ville. Il est le quatrième temple de la communauté protestante de la ville.

 Le bâtiment mesure 26 mètre de long et 13,70 mètres de large. La façade néoclassique s’ouvre sur un sas d’entrée puis une porte centrale mène dans l’espace culturel.

Celui-ci témoigne d’une simplicité toute huguenote. Les hauts murs latéraux sont percés de six grandes fenêtres laissant entrer la lumière.

La chaire de bois à laquelle on accède par deux escaliers permet au prédicateur de se trouver à plus de 2 mètres au-dessus de l’assemblée. La chaire occupe la place centrale parce que la prédication est le cœur du culte. La table sainte en pierre et marbre est inhabituelle dans un temple, où le bois reste le matériau prédominant.

 Sur la table une bible ancienne est exposée, ouverte, autre signe de l’importance que les protestants donnent à l’écoute de la Parole de Dieu.

 St Antonin a connu trois autres bâtiments successifs qui ont abrité la communauté protestante. Le premier fut construit sur l’emplacement de l’ancienne chapelle du Collège de Payrol, entre 1568 et 1572, puis agrandi ou reconstruit en 1615. Le temple était un édifice en pierre, de plan octogonal, de 32 mètres de long et 16 mètres de large. Il se trouvait inséré au milieu des maisons du bourg, avec un portail d’entrée au sud. Une petite tour d’escalier hors-œuvre donnait accès aux combles et à la tribune.

 En 1622, après le siège de Louis XIII, le temple fut remis aux catholiques pour servir d’église paroissiale. Il a été démoli en 1862 pour faire place à la nouvelle église de St Antonin.

 Privés de leur temple, les protestants célébrèrent le culte dans une maison particulière. En 1648, ils eurent l’autorisation de construire, sur le lieu du Poids Public, un nouveau temple qui se trouvait ainsi tout près de l’église catholique, « à quarante pas de la sacristie » (sur l’actuelle Place du Timplé). Il disposait d’une cloche provenant du Couvent des Carmes. Ce second temple démoli au lendemain de la Révocation de l’Edit de Nantes, en 1685. Les matériaux (vitres, bois, pierres, tuiles) furent vendus aux enchères ou réutilisés pour les travaux publics.

 Un troisième bâtiment fut utilisé pour accueillir les protestants, dans une maison particulière, propriété « du sieur Pierre Costes ». Elle était située dans le quartier bas, au bord de l’Aveyron. Cette maison continua de servir de temple après la Révolution.

En janvier 1843, le temple subit les dégâts de la crue. Le pasteur évoque en 1844 le « projet de célébrer notre culte dans un édifice plus convenablement placé ».

Le culte y a été célébré jusqu’à la construction du temple actuel.